Alors qu'il est jeune étudiant en médecine, Guevara voyage à travers l'Amérique latine, ce qui le met en contact direct avec la pauvreté, dans laquelle beaucoup de gens vivent alors. Son expérience et ses observations pendant ces voyages l'amènent à la conclusion que les inégalités socio-économiques peuvent seulement être changées par la révolution. Cette conclusion le pousse à intensifier son étude du marxisme et à voyager au Guatemala afin d'apprendre des réformes entreprises par le président Jacobo Arbenz Guzmán, renversé quelques mois plus tard par un coup d'État appuyé par la CIA.
Peu après, Guevara rejoint le mouvement du 26 juillet, un groupe paramilitaire dirigé par Fidel Castro. Après plus de deux ans de guérilla, ce groupe prend le pouvoir à Cuba en renversant le dictateur Fulgencio Batista en 1959. Guevara occupe ensuite plusieurs postes importants dans le gouvernement cubain, échouant en partie dans l'industrialisation du pays, et écrit plusieurs ouvrages sur la pratique de la révolution et de la guérilla. En 1965, il quitte Cuba avec l'intention d'étendre la révolution au Congo-Léopoldville, sans succès, puis en Bolivie où il est capturé et exécuté sommairement par l'armée bolivienne entraînée et guidée par la CIA.
Après sa mort, Che Guevara est devenu une icône pour les mouvements révolutionnaires marxistes du monde entier. Une photo de lui par Alberto Korda est considérée comme une des plus célèbres au monde.
Citation :
« Un homme doit toujours marcher la tête haute,c'est la marque de sa dignité,s'il baisse la tête,alors il perd toute sa dignité. »
« Soyez réalistes : exigez l'impossible »
« Dans une révolution, on doit triompher ou mourir. »
« Rêve et tu seras libre, lutte et tu seras libre de ta vie »
« Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain : les États-Unis d'Amérique du Nord. »
« Il faut s'endurcir, sans jamais se départir de sa tendresse »
« Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre c½ur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire. » (Lettre d'adieu de Che Guevara à ses enfants, Mars 1965)
«Camarades ouvriers, jamais nous ne serons vaincus! »
«La révolution est comme une bicyclette ; quand elle n'avance pas, elle tombe ! »
«Je sais que tu es ici pour me tuer. Tire, lâche, tu vas seulement tuer un homme.» (à Mario Teràn, avant de mourir, La Paz (Bolivie) en 1967).